Autour de lui, le temps passe.
Les fleurs s'épanouissent, les feuilles poussent, se fanent, tombent.
Mais lui reste. Jour après jour.
Silencieux. Immobile.
Il sépare le haut du bas,
l'extérieur de l'intérieur.
Là-bas s'accumulent les choses
qui ne supportent pas la lumière.
Ombres issues de pensées,
éclats issus de sentiments –
ce qui n'est pas dit s'enfonce.
Là-bas, il n'y a ni printemps, ni automne.
Seulement le froid, l'obscurité et des choses
dont personne ne veut parler.
C'est ici qu'ils dérivent –
nos vices, notre honte,
les restes de ce que nous avons refoulé.
Les pensées et les émotions enfouies au plus profond de nous-mêmes, trop lourdes pour continuer à être portées à la surface.